SITE PREHISTORIQUE ET SITE GALLO-ROMAIN
 
 En visitant le musée d' Argentomagus, à Saint-Marcel, vous allez entreprendre un voyage de plus d'un million d'années qui vous conduira des temps préhistoriques à la fin de l'époque romaine.
 
 
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Mercure, dieu des commerçants et des voleurs, très honoré à Argentomagus et dans toute la Gaule au Ier siècle après Jésus-Christ.
 
 
 
 
 
 
SITE MEDIEVAL
Présentation générale
L'homme occupe le site de Saint-Marcel, ou les environs immédiats, depuis des millénaires. Ainsi, retrouver côte à côte les grottes habitées par les chasseurs de rennes (rive droite de la Creuse, lieudit la Garenne), une ville gauloise, un théâtre antique, une église prestigieuse et de riches demeures, c'est pourtant, ce qu'offre à elle seule la petite ville de Saint-Marcel (brochure Trente mille ans d'histoire).

Nous ne reviendrons pas sur les périodes préhistoriques et gallo-romaine présentées dans les publications de l'Association de Sauvegarde du Site d'Argentomagus.

Nous avons voulu nous attacher aux périodes suivantes et notamment à la période médiévale.

Alors que sur la rive gauche de la Creuse, la ville d' Argenton s'installe en contrebas de son château sous la domination du seigneur du lieu, Saint-Marcel n'en demeure pas moins une cité prospère occupée par des bourgeois aisés. Régie par le prieur, réputé seul seigneur à la fin du XIIIème siècle, elle trouve ses ressources dans l'exploitation de la vigne et des bois environnants.

Le XVIème siècle sera plus particulièrement une période de renaissance et de prospérité. Presque toutes les belles demeures semblent avoir été édifiées à ce moment.

Si la période révolutionnaire met un terme à la puissance prieurale, la venue du phylloxera dans la seconde moitié du XIXème siècle privera la plupart des habitants de la ville de leur ressource principale.

Dès lors, les activités se diversifient. C'est ainsi que la confection fit son apparition et Saint-Marcel compta jusqu'à une quinzaine d’ateliers au début du siècle.
Après l'abandon de la ville gallo-romaine d'Argentomagus, et jusqu'au XIIème siècle, l'histoire de Saint-Marcel est très mal connue.

A la fin du XIIème siècle, après que Philippe Auguste eut repris aux Anglais Argenton, notre bourg s'appelle Cappelanus Sancti Marcelli.

En l'an 1200, le mariage de Blanche de Castille avec Louis de France réunit les fiefs du Berri au royaume de France et en 1285 par son influence, ville et châtellenie de Saint-Marcel passent au pouvoir du prieur.

Pendant la guerre de Cent ans, le Berry subit de tristes vicissitudes et les derniers vestiges sont anéantis.

Au début du XVème et au milieu du XVIème siècle, les fortifications de Saint-Marcel sont édifiées.

A l'intérieur des remparts, on compte moins de 200 maisons.

Le XVème siècle fut marqué par la construction de nombreux édifices dont on ne trouve plus trace aujourd'hui et par de nombreux conflits opposant seigneurs d' Argenton et prieurs de Saint-Marcel au sujet de la justice du bourg.

Les remparts de Saint-Marcel furent pris par les ligueurs en 1591. En1589  Henri IV commence la conquête de son royaume par la prise d'Argenton.

Malgré les discordes, les guerres religieuses, la peste, le XVIèmesiècle fut pour Saint-Marcel synonyme de prospérité, de renaissance (nombreuses constructions).

La période révolutionnaire fit disparaître bon nombre de témoins de ce riche passé. L'histoire de Saint-Marcel se confond alors avec l'histoire nationale.
Les fortifications
Vers 1417, les manants et habitants de Saint-Marcel avaient entrepris de fortifier le "chastel" où se trouvaient l'église et prieuré avec consentement du seigneur Guy de Chauvigny.

Mais ces premières fortifications furent abattues pour être reconstruites sur un périmètre plus grand, des vestiges restent visibles.

En 1447, le roi Charles VII autorise la levée de l’impôt sur les habitants de la ville afin que ceux-ci puissent parachever les travaux.

Mais faute d’argent, les travaux furent interrompus pendant près de 100 ans et ils furent repris en 1537 après le consentement de Louise de Bourbon et homologation par le roi François 1er.
Les portes
- La porte DU FORT DU PRIEURE, la plus, ancienne, située à l'ouest sur l'actuelle place de l'église, elle était précédée d'un pont-levis et d'un fossé qui disparurent dès le XVIIIeme siècle.

Elle portait un écusson avec deux fleurs de lys et donnait accès a l'église.

Les trois autres portes, après la construction des remparts, commandaient l'accès à la ville.

Elles portaient l'écusson des Montpensier (l'écu de France).
 
- LA PORTE DU CIMETIERE, démolie en 1816, fermait les routes de Bordeaux et de Clermont. La nuit tombante, la fermeture de ces portes était assurée au moyen d'une forte barre de bois.

- LA PORTE DE LORETTE, à l'ouest, située auprès du logis du même nom, fief indépendant du prieuré de Saint-Marcel fermait les routes de Poitiers et d'Orléans.

- LA PORTE à NOIRON, à l'est, nom venant d'une propriété voisine, fermait les routes de Bourges et de Lyon.

L'enclos (fort du prieuré), comprenait l'église et la maison conventuelle, l'auditoire de justice, les prisons, le pilori, le four banal, les étals de boucherie.
Très prospère, la ville de Saint-Marcel, fut habitée par des familles bourgeoises aisées.
L'église
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  Visit commented by St Marcel's eglise
L'église fut construite sur la crypte romano-byzantine du VIIIème siècle.

Se sont élevés successivement: L'abside, la première travée du transept et le grand portail plein cintre roman du XIème au XIIème siècle, puis la deuxième travée du transept et la nef du XIVème au XVème siècle, en style de transition et enfin le clocher beffroi en ogival fleuri du XVème au XVIème siècle.
 
Les 31 stalles exécutées entre 1584 et 1592 sont d'une grande beauté. On notera les armes du prieur Antoine Barbaud soutenues par deux poissons barbillons ou barbauds.

On remarquera la belle fresque du XVIème siècle de N.D de Pitié, située au-dessus de la petite porte d'entrée, aux couleurs bleu azur, vert émeraude, ocre rouge et ton chair.
Le Trésor de l'église de Saint-Marcel
 - Une châsse en cuivre doré, ornée d'émaux limousins XIIIème siècle.
- Une châsse en bois du XVème siècle.
- Le chef de Saint-Marcel, buste avec face d'argent, chevelure et manteau de cuivre doré orné de pierres de couleur du XIVème siècle.
- Un deuxième chef de Saint-Marcel en bois stuqué que recouvre les plaques, d'argent du premier cité.
- Un bras de Saint-Marcel Reliquaire du XIVème siècle en argent et cuivre doré, orné de pierres de couleurs  avec un bracelet d'argent dans lequel est sertie une intaille gallo-romaine.
- Deux croix de procession du XIVème siècle, l'une est en bois recouvert de lames d'argent, l'autre en cuivre doré.
Le prieuré
  Le prieuré fut fondé au XIIème, siècle par un seigneur de Châteauroux, sous la protection de l'abbaye de Saint-Gildas.

Il fut richement doté en rentes, dîmes, revenus de toute nature et obtint (acte de cession de 1216) la prérogative des droits de justice qui assimilait le prieur à un véritable seigneur féodal.

De nombreux conflits éclatèrent entre le prieur et les seigneurs d' Argenton concernant la liberté de Saint-Marcel. Une charte règle ce différend en 1216.

La révolution mit fin à l'existence du prieuré qui fut vendu, ainsi que les autres bâtiments lui appartenant, comme bien national en janvier 1791. Le corps du bâtiment subsiste au sud de l'église.

Bien que parfois profondément transformé, il témoigne par son importance et ses moyens de défense encore visibles, de sa puissance.
Les Bacheliers
LES BACHELIERS

C
ette institution était une sorte de corporation composée de jeunes gens de 20 à 25 ans. Comme dans les autres lieux où étaient établies de telles confréries, les Bacheliers se réunissaient tous les ans à Pentecôte pour élire un roi ayant charge et administration du cierge de la confrérie.

Ceux de Saint-Marcel avaient de curieux privilèges, ainsi que le révèle un procès de 1655. Chaque fois qu'une veuve se remariait, les conjoints devaient une certaine somme que prélevaient les Bacheliers comme droit de charivari.

Pour n'avoir pas voulu se soumettre à ce droit deux infortunés époux se virent saisir dans un grand charivari de poêles et chaudrons, leurs meubles déjà chargés sur une charrette, que les Bacheliers vendirent aux enchères le lendemain.

On perd toute trace des Bacheliers, durant la révolution. La confrérie fut reprise au rétablissement du culte catholique. Les jeunes gens inscrits chez le maire avec le titre de (Bachelier) avaient pour mission d'assister le curé et d'accompagner les reliques durant la cérémonie de l' Ascension, à la dernière procession de la Fête-Dieu. Ils portaient comme uniforme un petit habit bleu, pantalon blanc, épée au côté et chapeau aux plumes blanches et rouges.

La confrérie jouissait de droits et pratiques reconnus: droit de péage sur la place de l'église, rentes payées sur certaines maisons de la ville le produit des quêtes, et une redevance de cinq sous donnés par les jeunes filles mariées dans l'année, danses et jeux publics dont ils avaient le monopole (course à l'épée, jeu du bourré...) et affermaient à prix d'argent le droit de l'exercer.
 
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